Douala : Youth For Peace en guerre contre le travail illégal des enfants
« Selon les chiffres officiels, 1,6 millions de mineurs (de 5 à 17 ans) travaillent illégalement au Cameroun ». Dès ce moment-ci, l’association Youth For Peace entend mener des actions concrètes contre cette pratique. Ces propos sont du président de l’association Youth For Peace, Donald Nguepi. Ils ont été prononcés au cours d’une conférence-débat organisé ce samedi 9 juin 2012 dans les locaux du Foyer Educatif pour Adolescents à Makepè. Axé sur le thème : « Le travail illégal des enfants : un frein au développement », la conférence-débat a connu une grande mobilisation des jeunes et des associations jeunes. Même les autorités administratives étaient là notamment la représentante de madame le Délégué du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille de la région du Littoral, Mme Abé. L’association Youth For Peace qui œuvre pour la paix et la non-violence n’entend pas fermer les yeux sur le traitement dont sont souvent victimes les enfants. Pour les conférenciers comme Achille Nouboudem, il est question de sensibiliser l’opinion sur les causes, les manifestations et les conséquences du travail illégal des enfants. Cela passe indubitablement par des conférences comme celles-ci où il est également question de valoriser l’éducation des enfants et d’interpeller les parents et autres membres de la société civile, a martelé Achille Nouboudem. Mais en ce qui concerne les pouvoirs publics, Donald Nguepi a reconnu que d’innombrables efforts sont faits par la délégation régionale du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille dans l’éradication de ce genre de travail, qui a pour corollaire l’exploitation abusive des enfants, la non-scolarisation, la délinquance, etc. Outre ce volet de conférence-débat, les « militants » de Youth For Peace entendent aussi faire des descentes sur le terrain pour évaluer le degré de prise de conscience dans les familles. Aussi présentes, les représentantes de Camnafaw (organisation de la santé reproductive des femmes) et de Femnet (Réseau de promotion des droits de la femme) ont déclaré qu’elles ne ménageront aucun effort pour s’impliquer dans cette bataille. L’objectif étant de bousculer les mentalités en ce qui concerne le travail illégal des enfants. Au cours de cette conférence-débat, des résolutions ont été prises. Il a été convenu que l’éducation, la communication et la sensibilisation étaient des armes nécessaires et efficaces pour l’éradication du travail illégal des enfants au Cameroun. Les membres de Youth For Peace se sont aussi engagés à interpeller de façon régulière l’Etat sur le respect du sacro-saint principe de l’Education Pour Tous. Même s’ils reconnaissent que l’école primaire publique est gratuite au Cameroun depuis les années 2000. « C’est vrai que ce sont des résolutions assez modestes mais la suite se fera sur le terrain. Et ce, dès demain », a déclaré Donald Nguepi, au sortir de cette conférence-débat.
Ecrit le 10 juin 2010
Par Simon Ngono