Joyeux anniversaire Monsieur le Président de la République !
Monsieur le Président de la République,
Au moment où vous célébrez vos 80 ans (13 février 2013) dont 31 passés à la tête de la République du Cameroun, je viens par la présente vous souhaiter un joyeux anniversaire en ce jour mémorable.
Monsieur le Président de la République,
Votre accession au pouvoir en 1982 avait (re)donné espoir aux camerounais après le règne tyrannique d’Ahmadou Ahidjo, votre prédécesseur. Ce d’autant plus que vous vous êtes présenté comme « l’homme du Renouveau », c’est-à-dire celui qui allait instaurer la rigueur et la moralisation dans la gestion de la chose publique et dans la répartition équitable des richesses du pays. Trente un ans après, rien ne semble avoir véritablement changé. Le contraste devient même saisissant entre les riches et les pauvres. La paupérisation s’est accentuée entre les différentes couches sociales. De même que la corruption, qui s’est enracinée dans tous les secteurs de la vie publique et/ou privée. Mais ceux qui paient le lourd tribut de cette triste réalité ce sont les jeunes, pourtant considérés par vous comme le « fer de lance de la Nation ». Et vos efforts, fussent-ils louables, restent vains à renverser la situation. Dans tous vos discours à vos « jeunes compatriotes », vous leur demandez d’avoir confiance en l’avenir, d’avoir de la hauteur. Mais comment avoir confiance et de la hauteur dans un tel contexte ? Quand les diplômes issus de nos universités ne valent même pas un clou, quand les diplômés issus de divers ordres d’enseignement se recrutent dans la vente de la tomate, de la friperie ou quand ils cuisent sous le soleil en faisant du ben-skin. Le refrain fredonné ça et là est : « On va faire comment ? »
En prêtant serment en octobre 2011 pour un nouveau bail au palais d’Etoudi, vous avez placé votre unième septennat sous le signe de « l’action ». Vivement que cette fois-ci soit la bonne. Car vous n’avez jamais tarit d’imagination et d’idées. Votre problème, à mon avis, est (ou) a toujours été de passer du « dire politique » au « faire politique », qui doit en principe se traduire par des réalisations concrètes sur le terrain.
Joyeux anniversaire Monsieur le Président !
(é) « Jeune compatriote » à Douala.